Unité Pastorale du Val d'Haine

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Accueil Mieux comprendre la foi chrétienne

CHRIST ROI - AVENT

A la fin de cette année liturgique, alors que nous voulons fêter le Christ, roi de l'univers, l'Eglise nous donne le résumé, un concentré de tout l'évangile: ce passage qui nous rappelle la mort de Jésus: c'est tout l'amour du Christ qui transparaît dans ces lignes, un amour qui va jusqu'au don de la vie, jusqu'à permettre l'entrée dans le royaume à un bandit encore ouvert à l'amour.

Ce bandit, finalement, c'est moi, c'est chacun de nous, à qui le Christ ouvre son cœur, à qui le Christ ouvre les portes de son Royaume.

Admirons les paroles de ce malfaiteur, sa confiance toute simple en Jésus. "Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne…"  Imaginez quelle foi doit être la sienne. Pendu à la croix, devant un autre pendu, cloué.. il fait un rêve d'avenir… d'entrer dans ce royaume dont il ne sait pas grand-chose mais qu'il perçoit à travers Jésus.

Et la réponse de Jésus "aujourd'hui avec moi, tu seras dans le Paradis »,.. qu'est-ce qu'il faut de plus..?

Combien de martyrs sont morts avec la même certitude de foi d'être emportés dans la vie de Dieu. Vous vous souvenez de cette femme qui voit mourir ses sept fils…avec cet espoir de la résurrection. Et combien de chrétiens, arrivés au bout de leur vie, sont partis dans la sérénité rejoindre leur créateur..

Cette parole de Jésus doit nous soutenir tout au long de notre marche, de notre vie. Cette certitude de pouvoir entrer dans la vie de Dieu pour toujours.

Ce qui n’enlève pas nos responsabilités dans la société, dans le monde. Au contraire, plus nous sommes tendus vers le Royaume, plus nos regards seront ouverts sur le monde.

Jésus merci d'être notre ami. Notre guide.



 

La liturgie !   Vous avez dit la liturgie ?

- Oui, j'ai dit la liturgie.  Mais c'est quoi au juste la liturgie ?



- A première vue, la liturgie, pour un bon nombre d’entre nous, ressemblerait à une pièce de théâtre dont nous aurions  peine à saisir le sens. Mais à quoi bon cette mise en scène  me direz-vous ? Se mettre debout, se "rasseoir", chanter, entendre sonner  .… Tout cela peut sembler excessif face à Jésus qui était pourtant si simple. Et pourtant je peux vous affirmer que tout cela n’est pas totalement dépourvu de sens. Bien au contraire, la liturgie est surabondance de sens même si bien souvent,  celui-ci nous échappe quelque peu. 

En fait, notre liturgie chrétienne répond à une logique : celle de l’incarnation. En effet, par Jésus, le verbe s'est fait chaire, les réalités invisibles deviennent visibles et donc accessibles à l’homme. Ce moyen répond parfaitement à la nature humaine qui a besoin pour nourrir sa foi de signes visibles. La liturgie en fait est le "lieu" de rencontre entre l’humanité et la divinité, entre le visible et l’invisible, entre l’action et la contemplation. 

Les signes utilisés par la liturgie ressemblent pleinement au langage humain. Quand deux hommes se rencontrent, ils doivent utiliser un langage commun pour se comprendre ou alors des gestes.  La liturgie chrétienne est le langage employé par toute l’Eglise pour communiquer avec son Dieu. Chaque geste, chaque parole possède un sens qui est le reflet d’une réalité beaucoup plus grande. Par ce langage, le sens et la signification des rites mis en œuvre sont déployés et deviennent accessibles à tous même si cela nécessite une formation (comme pour tout langage). 

Bien sûr, ce langage n’est pas à  sens unique. En effet, si l’Eglise s’adresse à Dieu par la liturgie, Dieu lui aussi communique avec son peuple. Chaque  geste exécuté, chaque parole prononcée durant une célébration liturgique réalise réellement ce qu’il signifie. Ainsi une célébration liturgique est synonyme de sanctification pour toute l’Eglise. Elle est ainsi le canal par lequel les sacrements peuvent déployer leur efficacité. 

La liturgie nous permet de vivre sur tout une année,  l’ensemble des mystères de la vie du Christ, de l’incarnation (9 mois avant Noël), jusque-là résurrection (Pâques) et la Pentecôte. La liturgie sanctifié le temps et le rythme des saisons en même temps que la vie de l’homme. 

La liturgie est donc quelque chose d’extrêmement riche et fécond pour la vie chrétienne. Celle-ci trouve son point culminant dans la célébration de l’Eucharistie où elle vient dire le mystère d’un Dieu d’amour qui s’offre pour nous, pour notre salut et pour notre unité. Le langage liturgique atteint dans l’Eucharistie un sommet jamais égalé. Le symbolisme y est abondant et sa signification extrêmement riche. Par-là, nous est redit  l’importance de l’Eucharistie,  la source et le sommet de la vie chrétienne. 

La liturgie accompagne l’Eglise dans son cheminement. Elle accompagne l’homme dans ses joies comme ses peines. Elle doit donc rejoindre les hommes dans ce qu’ils vivent de plus profond. Sachons donc de notre côté apprivoiser cette amie qui sanctifie notre chemin quotidien.

 

- Grand merci pour tes explications.  La fois prochaine, m'expliqueras-tu les gestes accomplis durant la Messe ?

- Oui.

A suivre ......


Les gestes de la liturgie.

Pendant nos célébrations liturgiques, de nombreux gestes sont posés par l’assemblée et le célébrant.

Ces différents gestes qui, à première vue peuvent sembler lassants et répétitifs, sont en réalité tous porteurs d’un sens profond qui élève notre cœur à la prière.

 

Ainsi, les différentes positions adoptées par l’assemblée sont le signe d’une attitude intérieure. Ils sont donc constitutifs de ce qui est appelé « la participation active des fidèles » (Sancrosanctum Concilium, Concile Vatican II).

 

Passons-les en revue pour en découvrir le sens.

Nous démarrons la célébration debout. Il est en général normal de se lever pour accueillir quelqu’un lorsqu’il rentre sous notre toit.

Ainsi se déroule l’accueil du célébrant.

Cette procession d’entrée est également le signe de mouvement intérieur que le fidèle suit au fond de son cœur.

Le prêtre marche de l’entrée de l’Église vers le chœur (l’autel) quittant ainsi les choses du monde pour se tourner vers les choses de Dieu.

Le chant d’entrée aide le fidèle à se placer dans cette attitude de recueillement et de prière.

La station debout est également significative, car elle est la position de l’homme ressuscité.

 

Le signe de croix débute l’entrée en célébration.

C’est le symbole du chrétien, celui par lequel le Christ nous a sauvés. Bien plus que le signe d’un instrument de torture, il est celui du don total. Bien souvent, les gens pensent que c’est la souffrance du Christ qui nous a sauvés.

En réalité, il s’agit plus de l’amour de Dieu qui nous sauve. Et c’est cet amour qui pousse Jésus à accepter de donner sa vie sur la croix. Notre célébration débute donc par le signe de l’amour qui donne tout et supporte tout.

 

Nous adoptons ensuite la position assise.

Cette position correspond à la position de l’écoute attentive et la disponibilité.

 

Lorsque l’on commence à lire la parole de Dieu, nous nous retrouvons comme Marie, la sœur de Marthe, écoutant la parole de Dieu : c’est bien là, la meilleure part (Lc 10,38-42).

Il faut préciser qu’il existe toujours un lien entre la première lecture et l’Évangile. Découvrir ce thème en lisant les lectures à l’avance peut se révéler être une bonne préparation pour bien vivre la célébration. Quant au psaume, il est la réponse de l’assemblée à la première lecture.

Lors de la lecture de l’Évangile, nous adoptons l’attitude debout déjà expliquée plus haut, celle du respect et de l’accueil: c’est Jésus qui nous parle directement et nous l’accueillons dignement.

Il est aussi recommandé d’adopter la position à genoux quand on le peut (si la santé le permet).

 

Pendant la consécration notamment. Si cela est possible, on reste à genoux depuis la fin du sanctus jusque la fin de l’anamnèse (par lui, avec lui, et en lui…).

On a l’attitude d’adoration, d’humilité.

On accueille le roi des rois, notre Seigneur qui vient prendre place dans le pain et le vin. Ainsi, il est réellement présent avec son corps, son sang, son âme et sa divinité tel qu’il l’était lorsqu’il parcourait les routes avec ses disciples.

On comprend mieux alors pourquoi cette position à genoux est plus que recommandée. Mais bien sûr, le Seigneur voit avant tout notre bonne volonté et n’exige pas quelque chose d’impossible de notre part. Il s’agit ici de le vivre dans une attitude de recueillement et d’adoration comme ce fut le cas des rois mages à Bethléem (Mt 2,2).

C’est aussi souvent l’attitude adoptée lorsque l’on retourne à sa place après la communion. C’est ’instant où le croyant s’adresse à son Seigneur et maître dans le fond de son cœur. Unis de façon personnelle et intime à lui tout comme l’eau se mêle au vin pendant la liturgie eucharistique. Notre humanité se perd dans sa divinité et nous devenons tous, ce que nous avons tous partagé, le corps du Christ.

 

Comme elle est belle notre liturgie chargée d’un sens symbolique qui porte notre cœur vers Dieu et nous aide à nous tourner vers lui. Ainsi le rite exprime le désir profond de l’homme envers Dieu. Par sa collaboration, l’homme est introduit dans le mystère du Dieu fait homme.

Mise à jour le Mardi, 14 Novembre 2017 19:41